Le marché pharmaceutique marocain, bien que dynamique avec un volume annuel de 22 milliards de dirhams, fait face à des défis significatifs. C’est ce qu’a affirmé lundi, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour.
En effet, lors d’une intervention devant la Commission des secteurs productifs de la Chambre des représentants, Mezzour a révélé que le pays souffre d’une pénurie alarmante de médicaments, affectant à la fois la diversité et la disponibilité des produits essentiels.
Au cours de la présentation du ministre, les préoccupations concernant l’absence de certains médicaments sur le marché ont été mises en lumière. Parfois, les alternatives génériques sont disponibles en lieu et place des médicaments d’origine, ou inversement. Le ministre a précisé que l’année précédente, le Maroc a connu une rareté notoire de 30 médicaments vitaux, alors qu’entre 5 et 6 médicaments supplémentaires montrent des signes de pénurie pour l’année en cours... - Lire cet article
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le St. Jude Children’s Research Hospital ont commencé à distribuer des médicaments contre le cancer de l’enfant d’une importance vitale dans 3 des 6 pays participant à la phase pilote de la Plateforme mondiale pour l’accès aux médicaments contre le cancer de l’enfant (page Web en anglais). À l’heure actuelle, ces médicaments sont livrés en Mongolie et en Ouzbékistan, les prochaines expéditions prévues étant destinées à l’Équateur, à la Jordanie, au Népal et à la Zambie. Quelque 5000 enfants atteints de cancer traités dans au moins 30 hôpitaux de ces pays devraient bénéficier de ces médicaments avant la fin de l’année.
La Plateforme mondiale est la première initiative du genre. Les pays qui participent à la phase pilote recevront gratuitement un approvisionnement ininterrompu en médicaments anticancéreux à usage pédiatrique de qualité garantie. Dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, les taux de survie des enfants atteints de cancer sont souvent inférieurs à 30 %, ce qui est nettement inférieur aux taux de survie enregistrés dans les pays à revenu élevé. Six pays supplémentaires ont été officiellement invités à rejoindre la plateforme... - Lire cet article
Le continent africain franchit un pas décisif vers l'harmonisation de ses systèmes de santé avec un accord inédit entre ses principales autorités de régulation des médicaments.
Le 4 février 2025 marque une date clé pour le secteur de la santé en Afrique. En effet, un accord historique a été signé au Caire, Égypte, entre les principaux organismes de réglementation des médicaments du continent. Ce mémorandum d’entente, élaboré sous l’égide de l’Africa Centres for Disease Control and Prevention (Africa CDC) et de l’African Union Development Agency – New Partnership for Africa’s Development (AUDA-NEPAD), vise à harmoniser les pratiques réglementaires et à renforcer la coopération entre ces entités. L’objectif principal est de garantir la sécurité, l’efficacité et la qualité des produits médicaux, tout en respectant les normes internationales. Cette initiative promet de transformer le paysage de la santé en Afrique, en facilitant l’accès rapide à des médicaments essentiels pour ses populations... - Lire cet article
Largement dépendante des importations de médicaments et de vaccins, l’Afrique s’efforce de bâtir une industrie pharmaceutique locale. Mais entre contraintes financières, infrastructures défaillantes et cadre réglementaire pesant, le chantier demeure titanesque.
L’Afrique cherche à s’affranchir de sa dépendance médicamenteuse et vaccinale. Produire localement, garantir un accès équitable aux soins et réduire la vulnérabilité du continent aux crises sanitaires figurent parmi les priorités affichées.
Réunis à Marrakech lors de la 22e édition de l’Officine Expo, spécialistes et professionnels du secteur ont esquissé les pistes d’une industrie pharmaceutique plus souveraine. Le développement de systèmes de santé plus résilients passe par une production locale capable de répondre aux besoins des populations, sans dépendre des grandes places industrielles mondiales.
«La liste des médicaments essentiels n’est pas l’instrument des pays les plus défavorisés, c’est un outil de travail pour tous», souligne Maryam Bigdeli, représentante de l’Organisation mondiale de la santé au Maroc.
Elle insiste sur la nécessité de systématiser l’accès à ces médicaments tout en allégeant le poids financier pour les ménages. L’enjeu est d’autant plus pressant que de nombreux foyers consacrent une part disproportionnée de leurs revenus aux dépenses de santé, au risque de sombrer dans la précarité... - Lire cet article
Grâce à des investissements ciblés et au lancement imminent du premier vaccin «Made in Morocco», le Royaume entend consolider sa souveraineté sanitaire et inspirer l’ensemble du continent. Un pari audacieux en ligne avec les aspirations des acteurs africains, en quête d’une industrie plus autonome et résiliente.
L’accès universel et gratuit aux soins de santé est un principe non négociable, mais qui ne tient pas qu’aux avancées médicales. Prétendre à la souveraineté sanitaire suppose la capacité, pour un pays, de maîtriser l’essentiel de la chaîne de valeur du médicament.
Au Maroc, l’élargissement de l’assurance maladie obligatoire et le cumul des investissements ciblés, menés au fil des ans, ont permis en ce sens de tendre vers cette ambition. C’est ce qui ressort d’une rencontre tenue en marge de l’Officine Expo 2025 à Marrakech, qui réunit plus de 4.500 pharmaciens et professionnels de la santé, une quinzaine de délégations internationales, en provenance, entre autres, d’Afrique... - Lire cet article
Le Maroc renforce son industrie pharmaceutique à la faveur d’un partenariat stratégique de 100 millions de dollars (1 million de dirhams) signé, dimanche 9 février, entre Globalpharma, filiale de l’émirati Julphar, et le laboratoire marocain Zenith Pharma. Cet accord, conclu lors de la réunion de la Commission supérieure du partenariat industriel pour un développement économique durable, porte sur la fabrication conjointe de médicaments et le transfert de technologies avancées. Il vient appuyer les ambitions de Rabat qui entend asseoir son rôle de puissance pharmaceutique en Afrique et soutenir ses capacités de production à l’export.
La réunion de Doha a été marquée par l’adhésion de la Turquie et du Qatar à cette alliance, qui compte désormais sept pays. Initié en 2022 par les Émirats arabes unis, l’Égypte et la Jordanie, ce cadre de coopération a vu l’arrivée de Bahreïn en 2022, puis du Maroc en 2024. Avec la Turquie et le Qatar, ce partenariat s’élargit à deux économies dotées d’industries manufacturières avancées. Ankara, dont le PIB a dépassé 1 100 milliards de dollars en 2023, dispose d’un tissu industriel puissant et d’un accès privilégié aux marchés européens et asiatiques. Doha, où le secteur industriel représente un quart du PIB, apporte quant à elle des infrastructures de pointe et des ressources financières considérables... - Lire cet article
Largement dépendante des importations de médicaments et de vaccins, l’Afrique s’efforce de bâtir une industrie pharmaceutique locale. Mais entre contraintes financières, infrastructures défaillantes et cadre réglementaire pesant, le chantier demeure titanesque.
Quel bilan tirez-vous de la transformation récente de l’industrie pharmaceutique ?
L’industrie pharmaceutique a connu une croissance rapide ces dernières années, en partie dopée par la crise du Covid-19. Ce contexte exceptionnel a poussé à la surconsommation de certains produits, mais, aujourd’hui, nous revenons à une dynamique plus stable, autour de 5 à 6 % de croissance annuelle.
L’extension de la couverture sociale universelle, lancée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, constitue un levier majeur. En effet, les dépenses de santé devraient croître de 26% d’ici 2030.
Cependant, pour que cette transformation bénéficie pleinement aux patients, il faut renforcer l’industrie locale et encourager la consommation de génériques.
Quels sont les obstacles majeurs à la souveraineté sanitaire au Maroc, et à l’échelle du continent ? ... - Lire cet article
Le ministère de la Santé, a ordonné samedi le retrait immédiat du médicament KLIPAL 600mg/50mg comprimés B/12 de toutes les pharmacies. Les médecins ne peuvent plus le prescrire.
Cette décision fait suite à des anomalies détectées lors d’un contrôle visuel.
Le KLIPAL 600mg/50mg était utilisé comme antidouleur puissant, mais son retrait du marché témoigne de la vigilance des autorités sanitaires face aux risques liés à sa qualité et à sa sécurité d’utilisation.
Le médicament est un antidouleur indiqué dans le traitement des douleurs modérées à sévères : Douleurs post-opératoires, douleurs musculaires, céphalées sévères. - Lire cet article
Grâce à une stratégie et à des investissements ciblés, l'Inde peut s'imposer comme le gardien des soins de santé dans le monde d'ici à 2047.
Ce rapport décrit la voie stratégique à suivre pour que l'Inde devienne une puissance pharmaceutique mondiale à court terme (2030) et au-delà (2047, coïncidant avec le 100e anniversaire de l'indépendance de l'Inde). Élaboré en consultation avec des dirigeants de l'industrie et des parties prenantes du gouvernement, le rapport évalue la position actuelle de l'industrie pharmaceutique indienne dans le monde, identifie les opportunités futures et met en évidence les principaux impératifs de croissance... - Lire cet article
L’Académie de la recherche scientifique et technologique (ASRT) a annoncé que l’Égypte a été choisie pour accueillir le Centre régional pour le renforcement des capacités en biofabrication en Afrique du Nord (RCCN), un projet mené en partenariat avec le Maroc.
Cette démarche, qui s’efforce de développer les capacités de production pharmaceutique et vaccinale sur le continent, s’inscrit dans une démarche d’intégration régionale dans le domaine stratégique de la biotechnologie. La participation du Maroc à ce projet reflète son engagement en faveur du renforcement de l’industrie pharmaceutique en Afrique et de la coopération scientifique avec ses partenaires du continent.
L’annonce a été faite en marge du deuxième Forum sur la fabrication de vaccins et de produits de santé pour les États membres de l’Union africaine, organisé au Caire du 4 au 6 février par les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), en collaboration avec l’Alliance mondiale pour les vaccins (Gavi) et le Centre régional de fabrication de vaccins (RVMC)... - Lire cet article
La responsabilité du Leem ne saurait être engagée au titre d'un site tiers auquel l'Utilisateur aurait accès via un lien hypertexte présent sur le Site. Le Leem ne dispose d'aucun moyen de contrôle du contenu de ces sites tiers. En tout état de cause, le Leem n'est pas responsable de l'indisponibilité des sites tiers, de leur contenu, publicité ou autres éléments disponibles sur ces sites tiers. Plus d'informations
Ce site utilise des Cookies collectant des données pour optimiser votre navigation. Plus d'informations.
Les Entreprises du médicament (LEEM) ont pour missions de représenter et défendre l'industrie du médicament, conduire la politique conventionnelle avec l'Etat, négocier avec les partenaires sociaux, promouvoir et défendre l'éthique.
LEEM, Direction des Affaires publiques
58 bd Gouvion Saint Cyr
75858 Paris CEDEX 17