Ce jeudi 20 juin 2024 s’est tenu le Forum pour la souveraineté et l’innovation vaccinales, accueilli par la France et l’Union Africaine. L’évènement a permis d’ouvrir la reconstitution des ressources en faveur de Gavi, l’Alliance du Vaccin et d’inaugurer l’Accélérateur de la production de vaccins en Afrique (AVMA).
La France a su, lors de ce Forum, mobiliser la communauté internationale face aux défis qui persistent dans l’atteinte d’une couverture vaccinale universelle et équitable. Les Etats-Unis ont ainsi annoncé 1,58 milliards de dollars de soutien à Gavi et l’Espagne une augmentation de 25% de leur contribution. Le Président Emmanuel Macron a quant à lui annoncé que la France maintiendra une contribution au moins à la hauteur de ses engagements précédents. Cela représenterait donc un minimum de 760 millions d’euros sur 5 ans, comme délivrés sur la période 2021-2025 à travers des contributions directes et via l’IFFIm.
Il a par ailleurs annoncé la préservation du Fonds de Solidarité pour le Développement, demandée par les ONG depuis plusieurs mois. Il s’agit d’un signal fort qui confirme le lien direct entre les taxes de solidarité et les biens publics mondiaux, dont la santé.
Alors que seul 1% des vaccins administrés en Afrique y sont produits, l’établissement d’une industrie africaine de fabrication durable favoriserait la souveraineté vaccinale du continent. Le milliard de dollars annoncé aujourd’hui pour l’initiative AVMA, dont 100 millions pour la France, avait déjà été engagé entre 2020 et 2022 en soutien à l’initiative COVAX destinée à réduire les inégalités d’accès aux vaccins de lutte contre le Covid. La communauté internationale démontre qu’elle a tiré les enseignements de cette crise en redirigeant ces ressources vers ce nouvel instrument pour soutenir les capacités de production vaccinale du continent. L’Afrique sera ainsi moins dépendante de l’approvisionnement extérieur, de la charité des États dans le partage des doses qu’ils avaient acheté en surnombre.
En 2022, 14 millions d’enfants n’avaient reçu aucune dose de vaccin, plus de 2 300 personnes sont décédées du choléra et plus de 135 000 personnes de la rougeole. Ces maladies, actuellement en recrudescence, sont pourtant évitables par la vaccination, principalement dans des pays à faible revenu. Cet événement arrive donc à un moment charnière. Si l’Alliance du Vaccin réunit les 9 milliards de dollars nécessaires à la poursuite de ses activités, le nombre d’enfants dits “zéro-dose” pourrait être réduit de moitié et entre 8 et 9 millions de vies supplémentaires pourraient être sauvées d’ici 2030. “Un faible prix à payer pour voir des enfants s’épanouir pleinement et des nations construire l’avenir”, comme l’a précisé la Dr Sania Nishtar, directrice de Gavi... - Lire cet article
L'accélérateur africain de fabrication de vaccins est lancé aujourd'hui. Il vise à investir au moins 1 milliard de dollars sur 10 ans pour répondre au besoin mondial d'approvisionnement en vaccins contre les maladies clés.
Par Jean Kaseya, Sania Nishtar, Chrysoula Zacharopoulou // 20 juin 2024
La nouvelle du décès de la première personne atteinte de la grippe aviaire H5N2 confirmée en laboratoire et la poursuite de la propagation de la grippe aviaire H5N1 dans les populations animales nous rappellent que les nouveaux risques infectieux sont une réalité inévitable de la vie.
La question est toujours de savoir quand et où - jamais si - une nouvelle épidémie se déclarera. En tant que leaders engagés dans la santé mondiale et le développement durable, nous ne sommes que trop conscients des effets dévastateurs que les épidémies de maladies infectieuses peuvent avoir sur la santé, le bien-être et la prospérité de toutes les communautés, mais en particulier des plus vulnérables... - Lire cet article
L’Agence européenne des médicaments (EMA) a ordonné l’arrêt de la commercialisation de 400 médicaments. Il s’agit de formes génériques qui ont reçu une évaluation favorable de Synapse Labs. Or, il s’avère que l’organisme de recherches sous contrat indien «n'est pas considéré comme fiable», a fait savoir l’EMA.
Gros coup de filet. La Commission européenne a ordonné l’arrêt d'autorisation de mise sur le marché de 400 médicaments génériques. La raison : les génériqueurs auraient obtenu leur autorisation de commercialisation après la présentation d’une évaluation réalisée par Synapse Labs. La société indienne fournissait des «études erronées», affirme l’Agence européenne des médicaments (EMA). Sur les 400 produits concernés, 72 sont commercialisés dans l’Hexagone, rapporte Les Échos, le 19 juin 2024. Il appartient désormais à l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) d’étudier chacun des cas d’espèce. Et pour cause : on ne peut pas retirer un générique du marché lorsqu’il n’existe pas d’alternative, que ce soit un autre générique, ou que le médicament d’origine n’est plus vendu...
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Dakar, 19 juin (APS) – Le Sénégal est passé au niveau de “maturité 3” après une évaluation de l’OMS, ce qui lui permettra de produire des médicaments et de les vendre partout à travers le monde, a-t-on appris du ministre de la Santé et de l’action sociale, Dr Ibrahima Sy.
“Le Sénégal qui était au niveau 1 et 2 de maturité a fait récemment l’objet d’une évaluation par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour passer à ce qu’on appelle le niveau de maturité 3. Cela va permettre au pays de produire aujourd’hui des médicaments qui peuvent être commercialisés partout dans le monde”, a-t-il déclaré au cours d’un entretien avec l’APS... - Lire cet article
Dakar, 18 juin (APS) – Le Sénégal va s’appuyer sur ‘’son avance en matière de recherche’’ lors du Forum mondial pour la souveraineté et l’innovation vaccinales, afin de recueillir le maximum de fonds pouvant l’aider à relancer sa production de vaccins, a déclaré le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Dr Ibrahima Sy.
“Je pense que le Sénégal va faire jouer cette avance-là, surtout dans les plaidoyers pour recueillir le maximum de fonds, pour enfin relancer sa production de vaccins “, a-t-il dit dans un entretien accordé à l’APS... - Lire cet article
Addis Ababa 15 juin,2024 (ENA) La production nationale de médicaments et autres fournitures médicales de l'Éthiopie a atteint 36 %, a révélé le ministre de la santé, Mekdes Daba. La ministre a fait cette remarque lors de l'examen des résultats de l'exercice fiscal éthiopien en cours au bout de 100 jours, en présence du Premier ministre Abiy Ahmed.
La ministre a souligné le succès des activités menées pour moderniser et développer les services de santé dans le pays. Les services de santé offerts aux mères, aux enfants et aux nourrissons se sont améliorés grâce aux mesures prises pour atténuer les problèmes auxquels le secteur est confronté, a-t-elle déclaré... - Lire cet article
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a publié aujourd’hui son dernier rapport (en anglais) sur les agents antibactériens, dont les antibiotiques, qui sont au stade du développement clinique et préclinique dans le monde entier. Bien que le nombre d’agents antibactériens en cours de développement clinique soit passé de 80 en 2021 à 97 en 2023, il existe un besoin urgent d’agents nouveaux et innovants pour combattre les infections graves et pour remplacer ceux qui deviennent inefficaces en raison d’une utilisation généralisée.
Publié pour la première fois en 2017, ce rapport annuel évalue dans quelle mesure la filière actuelle de recherche-développement (R-D) répond de manière adéquate au problème des infections causées par les bactéries résistantes aux médicaments les plus menaçantes pour la santé humaine, conformément à la Liste OMS 2024 des agents pathogènes bactériens prioritaires (en anglais). Les deux documents visent à orienter la R-D antibactérienne afin de mieux contrer la menace toujours croissante de la résistance aux antimicrobiens... - Lire cet article
En Tunisie, le secteur pharmaceutique est confronté à des défis critiques, notamment une pénurie persistante de médicaments essentiels. Cette situation exige des solutions urgentes et novatrices. Plusieurs propositions ont été avancées pour répondre à cette crise, allant de l’amélioration des infrastructures de production à l’optimisation des chaînes d’approvisionnement et à l’encouragement des partenariats public-privé.
Les moyens de renforcer le partenariat public privé dans le domaine des médicaments et des industries pharmaceutiques ainsi que la promotion de l’investissement et de l’exportation ont été au centre d’une séance de travail tenue hier jeudi en marge du Forum d’investissement en Tunisie organisé les 12 et 13 juin en cours à Tunis, lit-on sur le site de l’agence « TAP »... - Lire cet article
Dans le domaine pharmaceutique, les collaborations internationales sont essentielles pour garantir l’accès aux médicaments vitaux. C’est dans cette optique que Merck, géant de l’industrie pharmaceutique, et LDM, leader en Algérie, ont décidé d’unir leurs forces. Leur objectif ? Mettre en place une production locale de lévothyroxine, un médicament crucial pour le traitement des troubles de la thyroïde, en Algérie et en Allemagne. Cette initiative promet de nombreux avantages, tant sur le plan économique que sanitaire. Découvrez dans cet article les détails de cette collaboration stratégique et ses implications potentielles.
Un accord historique a été signé entre Merck, géant mondial de l’industrie pharmaceutique, et le Groupe privé algérien LDM, pour la production locale du médicament Lévothyroxine. Cette initiative, soutenue par les Ministères de l’Industrie et de la Santé, marque une avancée majeure dans l’engagement des deux parties à renforcer la production locale de médicaments essentiels. La production débutera en 2026 dans un nouveau complexe industriel à Constantine, faisant de l’Algérie le premier pays d’Afrique et du monde arabe à produire ce médicament crucial pour les patients souffrant d’hypothyroïdie... - Lire cet article
Selon l’Ordre national des médecins du Cameroun (ONMC), l’obligation de prescription ne concerne pas tous les médicaments. Pour le moment, il est impossible de savoir précisément quels médicaments sont concernés par cette mesure. Dans une interview parue la semaine dernière dans le quotidien Cameroon Tribune, Rodolphe Fonkoua a révélé que la liste des médicaments soumis à l’obligation d’une ordonnance est en cours d’élaboration. Le président de l’ONMC parle déjà d’une liste exhaustive.
L’Ordre national des pharmaciens du Cameroun, chargé d’élaborer cette liste, confirme cette information. Edward Ngah, le vice-président de cet ordre, indique que la tâche a été confiée à un comité travaillant en étroite collaboration avec Franck Nana Sambou, le président du Conseil de l’Ordre national des pharmaciens du Cameroun. Ce comité doit rendre sa copie à la fin du mois... - Lire cet article
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