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Plateforme d'informations pour les acteurs du médicament en Afrique

Actualités et enjeux de l’écosystème pharmaceutique en Afrique

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Revue de presse


Côte d’Ivoire-AIP / Le Sénat entérine le renforcement du pilier social de l’action gouvernementale pour 2026 - 12/12/2025 - Agence Ivoirienne de Presse - Côte d'Ivoire

Le Sénat a validé, jeudi 11 décembre 2025, le renforcement de l’action sociale du gouvernement en adoptant les budgets 2026 des ministères en charge des secteurs sociaux, à l’issue de l’examen mené par sa Commission des affaires économiques et financières (CAEF).

Les budgets approuvés portent sur le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant (31,2 milliards FCFA), le ministère de l’Emploi et de la Protection sociale (91,4 milliards FCFA), ainsi que le ministère de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté (57,3 milliards FCFA).

Mercredi, les sénateurs avaient également adopté le budget du ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, fixé à 808,9 milliards FCFA, confirmant un large soutien de la Chambre haute au pilier social des politiques publiques.

S’exprimant au nom des ministères sociaux, le ministre Adama Kamara a salué une « action sociale sectorielle dynamique et puissante » pour l’année 2026. Il a estimé que l’augmentation des dotations budgétaires « confirme la volonté du président de la République de bâtir une Côte d’Ivoire généreuse et solidaire, surtout à l’endroit des populations les plus vulnérables ».

« Davantage de nos compatriotes seront soutenus par l’action gouvernementale. Davantage de nos concitoyens en situation de vulnérabilité connaîtront le bonheur que vivent ceux qui ne le sont pas. C’est la Côte d’Ivoire solidaire qui se trouve à nouveau réaffirmée », a-t-il déclaré.

Pour sa part, le ministre de la Santé, Pierre Dimba, a exprimé sa gratitude au Sénat pour l’adoption du budget de son département, rappelant l’accélération des investissements dans le secteur sanitaire au cours des dernières années.

Il a annoncé que l’achèvement du CHU d’Abobo constituera le chantier majeur de 2026. Avec une capacité de plus de 600 lits, cet établissement est appelé à devenir « l’un des plus grands CHU d’Afrique de l’Ouest ». Des travaux se poursuivent également dans les hôpitaux de Boundiali et Katiola, tandis qu’une centaine d’établissements de premiers contacts sont en construction dans les zones éloignées... - Lire cet article


Hommage à Amor Toumi : une vie dédiée à la pharmacie, à la santé publique et à l’action internationale - 12/12/2025 - Leaders - Tunisie

La communauté pharmaceutique et médicale tunisienne vient de perdre l’une de ses figures les plus respectées. Amor Toumi, pharmacien, enseignant, ancien directeur au Ministère de la Santé et expert international, s’est éteint après une carrière exemplaire consacrée à la rigueur scientifique, à l’intégrité professionnelle et au service de la santé publique.

Un pilier de la pharmacie tunisienne

Pharmacien de formation et spécialiste en pharmacologie, Amor Toumi a marqué de son empreinte la réglementation pharmaceutique en Tunisie. Pendant près de quatre décennies, il a contribué à structurer les politiques du médicament et à former plusieurs générations de pharmaciens. Au Ministère de la Santé publique, il a occupé des postes de haute responsabilité, notamment:

• Directeur de la Pharmacie et du Médicament (DPM)
• Directeur du Laboratoire National de Contrôle des Médicaments

À ces postes stratégiques, il a joué un rôle central dans la gestion du marché pharmaceutique, dans la surveillance de la qualité des médicaments, et dans la mise en place de normes et procédures encore en vigueur aujourd’hui... - Lire cet article


Médicaments : l’ambition de couvrir 50% des besoins nationaux à l’horizon 2035 réaffirmée - 12/12/2025 - Agence de Presse Sénégalaise - Sénégal

Le coordonnateur de l’Unité de gestion du projet de développement de l’industrie pharmaceutique (UGP Pharma), Yérim Mbagnick Diop, a réaffirmé, vendredi, à Dakar, l’ambition du Sénégal de couvrir 50% de ses besoins en médicaments à l’horizon 2035, pour réduire sa dépendance aux importations évaluées cette année à 300 milliards de francs CFA dans ce domaine.

“L’ambition est claire, c’est [de] couvrir 50% de nos besoins à l’horizon 2035 au moins et équilibrer la balance commerciale […] qui est plutôt déficitaire, parce qu’on importe plus de 95% de nos besoins en médicaments”, a-t-il dit.

Le Sénégal a importé cette année pour 300 milliards de médicaments, a signalé M. Diop lors d’un atelier d’information et d’orientation des journalistes portant sur “l’état de mise en œuvre de la relance de l’industrie pharmaceutique locale”.

Il a souligné qu’à travers l’UGP Pharma, le pays “a fait le choix d’accompagner, de façon structurée et coordonnée, l’ensemble des projets destinés à renforcer et moderniser l’industrie pharmaceutique nationale”.

L’Unité de gestion du projet de développement de l’industrie pharmaceutique a été mise en place en réponse à la dépendance du pays aux importations de médicaments, a-t-il expliqué.

Selon Yérim Mbagnick Diop, professeur en pharmacie, la réussite de ce programme “repose sur des facteurs clés, au premier rang desquels figurent la bonne gouvernance, la transparence, la coordination et l’intégration”.

Aussi de nombreuses initiatives ont-elles été prises par l’UGP Pharma pour mener à bien sa mission, de l’alignement réglementaire aux standards internationaux à la formation de ressources humaines qualifiées, matérialisée par le lancement de sept modules de formation liés à l’industrie pharmaceutique.

Il s’y ajoute des réformes engagées relativement à la gouvernance, la régulation du marché, la pharmacopée et la fiscalité... - Lire cet article


Les petits États insulaires d’Afrique remportent un prix mondial des Nations Unies pour avoir amélioré l’accès aux médicaments essentiels - 12/12/2025 - Organisation Mondiale de la Santé - Panafricain

Dans les centres de santé aux Comores, à l’île Maurice, aux Seychelles, à Cabo Verde, à Madagascar, en Guinée-Bissau et à São Tomé-et-Príncipe — collectivement connus sous le nom de Petits États insulaires en développement (PEID) d’Afrique — l’accès aux médicaments essentiels commence à s’améliorer.

Ce changement discret mais profond vient de recevoir une reconnaissance mondiale. Cette semaine, au siège des Nations Unies à New York, les PEID africains ont reçu le Prix du Partenariat des PEID des Nations Unies 2025 dans la catégorie économique pour leur initiative pionnière d’achat groupé, un partenariat ambitieux soutenu par l’OMS qui transforme l’accès aux médicaments essentiels dans ces îles.

« Ce prix reflète la détermination des PEID africains à transformer des défis de longue date en opportunités collectives. Grâce à l’achat groupé, les PEID africains élargissent l’accès à des médicaments abordables et de qualité, prouvant que la solidarité régionale peut faire progresser la santé pour tous », a déclaré le Dr Mohamed Janabi, Directeur régional de l’OMS pour l’Afrique.

Pour les communautés vivant sur de petites îles, où les systèmes de santé sont confrontés à des défis liés à la distance, aux coûts de transport élevés et au poids de négociation limité, ce prix représente bien plus qu’une étape institutionnelle. Il reflète une amélioration concrète de la vie quotidienne.

Le mécanisme d’achat groupé — le seul opérationnel dans la Région africaine de l’OMS — unit six PEID africains et Madagascar pour négocier et acheter des médicaments essentiels en tant que bloc unique. En consolidant la demande, ces pays ont acquis un pouvoir de marché auparavant inaccessible aux petites économies insulaires.

Le jury des Nations Unies a salué l’initiative comme « un partenariat africain pionnier démontrant un impact économique mesurable, une gouvernance solide et une solidarité régionale transformatrice ».

Depuis son lancement, le mécanisme d’achat groupé a produit des résultats majeurs et vérifiés de manière indépendante. Le premier appel d’offres international devrait réduire les prix à l’usine de 56 % en moyenne sur 47 formulations de médicaments essentiels, avec des économies individuelles allant de 3 % à 94 %. Les pays constatent déjà des gains financiers directs, notamment 26 % d’économies aux Seychelles et 13 % à Maurice sur les premières commandes... - Lire cet article


Souveraineté pharmaceutique : Le Sénégal engage des réformes majeures pour relancer son industrie locale - 11/12/2025 - Le soleil - Sénégal

Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a tenu, ce matin, la troisième réunion du Comité de pilotage (Copil) de l’Unité de gestion du projet de développement de l’industrie pharmaceutique locale (UGP/Pharma). Cette rencontre, placée sous la présidence du Coordonnateur de l’UGP/Pharma, a réuni divers acteurs institutionnels et partenaires techniques et financiers, dans le but de faire avancer les réformes stratégiques pour la relance de l’industrie pharmaceutique sénégalaise.

Dans son discours d’ouverture, le directeur de cabinet du ministre de la Sante et de l’Hygiène publique, Docteur Samba Cor, a souligné que l’industrie pharmaceutique est au cœur de la souveraineté sanitaire du Sénégal. « L’industrie pharmaceutique sénégalaise occupe une place stratégique dans la concrétisation de notre souveraineté sanitaire, dans la promotion de l’accès équitable aux soins, et dans le renforcement de la résilience de notre système de santé face aux crises et tensions internationales », a-t-il déclaré.

Cette déclaration s’inscrit dans la continuité des engagements du gouvernement sénégalais, à l’instar des récentes affirmations du président de la République lors du Forum Galien 2025, selon lesquelles la souveraineté sanitaire est non seulement une exigence de santé publique, mais également un enjeu économique, stratégique et porteur de création d’emplois. Il a ainsi rappelé l’alignement de ce projet avec la Stratégie nationale de développement 2025-2029, qui prévoit l’objectif 2.3 : « mettre en place un système de santé performant et accessible à tous ».

Dr Cor a également mis en avant les progrès réalisés grâce à l’accompagnement de partenaires internationaux, notamment l’Union Européenne, qui soutient la modernisation du secteur à travers des projets comme SUNU MAV+. Cette initiative vise à renforcer la gouvernance, à moderniser les outils de production et à encourager le transfert de technologies, dans le but d’améliorer la compétitivité de l’industrie pharmaceutique locale.

Une vision claire pour 2035

Un des moments forts de la réunion a été la présentation de la liste souveraine des médicaments à produire localement d’ici 2035, une initiative saluée par les autorités comme un tournant décisif pour l’autosuffisance pharmaceutique. Cette liste, élaborée à partir de concertations avec les parties prenantes, servira de plan de référence pour orienter les investissements et structurer les filières industrielles... - Lire cet article


Souveraineté médicamenteuse menacée : l’Ordre des pharmaciens avertit d’un risque réel d’effondrement du système - 11/12/2025 - Business news - Tunisie

Le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens de Tunisie (CNOPT) a réagi, jeudi 11 décembre 2025, à l’escalade de la crise entre la Caisse nationale d’assurance-maladie (Cnam) et le Syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie (Spot), à l’origine de la suspension du système du tiers payant depuis le lundi 8 décembre.

Ce qui n’était au départ qu’un différend financier entre pharmaciens et Cnam s’est transformé en crise structurelle : l’Ordre des pharmaciens avertit que la souveraineté médicamenteuse du pays est désormais en jeu.

Une situation aux répercussions directes sur les patients

Dans son communiqué, le CNOPT exprime son « profond regret » face à la suspension du tiers payant, soulignant ses effets immédiats sur l’accès aux soins, en particulier pour les patients aux revenus limités.

L’Ordre dit comprendre la décision du syndicat, estimant que les pharmaciens ont été « contraints » de suspendre le dispositif en raison de l’accumulation, depuis plusieurs mois, de créances impayées par la Cnam. Ces retards, note-t-il, ont provoqué « une crise financière suffocante » pour les officines privées et déséquilibré toute la chaîne du médicament.

Un risque direct sur la souveraineté médicamenteuse

Le CNOPT met en garde contre la poursuite de cette situation, évoquant des « conséquences graves » susceptibles de menacer la souveraineté médicamenteuse. Selon lui, c’est l’ensemble du circuit de distribution du médicament qui se retrouve fragilisé : des pharmacies privées aux répartiteurs, jusqu’à la Pharmacie centrale tunisienne et aux fabricants locaux.

Face à l’urgence, l’ordre annonce avoir adressé une correspondance à la cheffe du gouvernement, appelant à une intervention rapide. Il demande notamment : ... - Lire cet article


Disrupt : Remedial Health, le « Amazon africain des médicaments » qui bat des records de croissance - 10/12/2025 - Jeune Afrique - Panafricain

La start-up nigériane créée en 2020 par Samuel Okwuada et Victor Benjamin est l’une des entreprises qui progresse le plus vite sur le continent. À l’occasion du deuxième épisode de la saison 2 de notre série vidéo « Disrupt », dédiée à ceux qui révolutionnent la tech africaine, Jeune Afrique vous emmène à Lagos pour découvrir la pépite qui bouleverse la chaîne de valeur pharmaceutique.

« La vente de médicaments en plein air en Afrique ne devrait pas exister. […] Nous vendons aussi des médicaments mais nous le faisons de façon plus moderne, en respectant les façons dont ils doivent être manipulés et vendus. » C’est une révolution silencieuse à laquelle s’attellent chaque jour Samuel Okwuada et Victor Benjamin : « nettoyer » la chaîne de valeur pharmaceutique au Nigeria, en s’assurant de l’origine des médicaments, de leur conservation, de leur transport et de leur disponibilité pour un maximum de patients. Une tâche herculéenne dans un pays immense, qui fait face à d’importants défis logistiques.

Au travers d’une application mobile, Remedial Health met en lien fabricants et professionnels de santé, en garantissant la traçabilité des produits. Un remède à l’un des fléaux du continent, où près d’un quart des médicaments serait contrefait, provoquant des centaines de milliers de décès par an.

Une trajectoire d’exception

Détecté très tôt par Jeune Afrique (ils étaient parmi notre liste des 20 Futurs Champions de la Tech en 2023), Remedial Health a si bien réussi que la compagnie a été sacrée troisième entreprise d’Afrique avec la plus forte croissance en 2025. En effet, selon le Financial Times, la start-up est passée de 190 000 dollars de chiffre d’affaires en 2020 à 16,3 millions de dollars (+ 838 %) en 2023, tout en passant de 6 à près de 300 employés sur la même période... - Lire cet article


APN : la Commission de la santé auditionne le Directeur général de l'ANPP - 10/12/2025 - Algérie Presse Service - Algérie

ALGER - Les membres de la commission de la santé, des affaires sociales, du travail et de la formation professionnelle de l'Assemblée populaire nationale (APN), ont écouté, mercredi, un exposé du Directeur général de l'Agence nationale des produits pharmaceutiques (ANPP), M. Chérif Delih, indique un communiqué de l'Assemblée.

A cette occasion, le vice-président de la commission, M. Fouad Osmane, qui a présidé la séance d'audition, a affirmé que cette rencontre s'inscrivait dans le cadre du renforcement de la communication institutionnelle entre la Commission et les organismes nationaux du secteur de la santé, insistant sur l'importance de la sécurité sanitaire en tant que pilier essentiel de la souveraineté nationale.

Il a également souligné que l'industrie pharmaceutique constitue "un secteur stratégique" qui nécessite une attention particulière en termes d'organisation et de contrôle, notamment à la faveur de l'orientation de l'Etat vers le soutien de l'investissement, l'encouragement de la production nationale et le développement de la recherche scientifique, à même de contribuer à la réalisation de la sécurité pharmaceutique, ajoute le communiqué.

De son côté, le directeur général de l'ANPP a expliqué, lors de son exposé, que les principales missions de l'Agence portent sur l'enregistrement, le contrôle et l'autorisation des produits pharmaceutiques et dispositifs médicaux, afin d'assurer leur qualité, leur sécurité et leur efficacité, outre le soutien à la recherche pharmaceutique et la surveillance des laboratoires de contrôle de qualité.

M. Delih a, en outre, évoqué les perspectives de l'agence, notamment les efforts engagés par l'Algérie pour l'obtention de la certification du troisième niveau de maturité de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le renforcement de l'autonomie en matière de production locale, la numérisation des activités de l'Agence, ainsi que l'adaptation aux législations pertinentes et normes internationales en vigueur... - Lire cet article


Tiers payant suspendu : la Cnam met en place un mécanisme exceptionnel de remboursement - 10/12/2025 - Business news - Tunisie

Face à la suspension unilatérale du système du tiers payant par le Syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie (Spot), la Caisse nationale d’assurance-maladie (Cnam) a annoncé, dans un communiqué diffusé mercredi 10 décembre 2025, une mesure exceptionnelle permettant aux assurés sociaux de se faire rembourser les frais de médicaments avancés dans les pharmacies privées.

Une mesure exceptionnelle pour pallier la suspension du tiers payant

Dans ce communiqué, le directeur général adjoint de la Cnam, Faisal Chaâar, précise : « Suite à la décision unilatérale émanant du Syndicat tunisien des propriétaires de pharmacies privées, concernant la suspension du système du tiers payant à partir du 8 décembre 2025, la Cnam a décidé, à titre exceptionnel, de permettre aux assurés sociaux enregistrés dans le régime de soins privé de se faire rembourser les dépenses liées aux médicaments acquis dans les officines privées depuis la date mentionnée. »

Le communiqué ajoute que les assurés sociaux qui n’ont pas pu obtenir leurs médicaments via le tiers payant devront soumettre un formulaire de remboursement, dûment complété par le patient et le pharmacien, accompagné de la prescription médicale, de la facture et des étiquettes des médicaments concernés.

Crise de trésorerie et tensions persistantes avec les pharmaciens

Cette initiative de la Cnam constitue une mesure de rafistolage visant à pallier l’absence de tiers payant, alors que les négociations entre le Spot et la Cnam ont échoué. La décision du syndicat de suspendre le tiers payant avait été annoncée initialement mercredi 3 décembre 2025, puis confirmée dans un communiqué publié le lundi 8 décembre 2025, qui expliquait et justifiait la suspension... - Lire cet article


Maroc : réduction importante des droits de douane sur 112 produits pharmaceutiques dès 2026 - 09/12/2025 - H24 - Maroc

Le Maroc prépare une refonte majeure de la fiscalité appliquée aux produits pharmaceutiques. Objectif: rendre les traitements plus accessibles et à consolider la souveraineté sanitaire du Royaume.

Lors de la présentation du projet de loi de finances et du rapport de performance du ministère de la Santé et la Protection sociale, Fouzi Lekjaa a expliqué que la mesure centrale repose sur une réduction des droits de douane concernant 112 catégories de médicaments et de matières premières dès 2026. Les tarifs appliqués passeront de 30 % à 2,5 %, un niveau exceptionnellement bas pour des molécules essentielles.

Selon le ministre délégué en charge du Budget, cette révision tarifaire a pour ambition d’alléger la charge financière des patients, de soutenir la couverture sanitaire, de sécuriser l’approvisionnement en médicaments et de protéger l’industrie pharmaceutique nationale face à la concurrence internationale. Le gouvernement cherche ainsi à trouver un équilibre entre baisse des prix pour les citoyens et préservation d’un écosystème industriel local compétitif.

Le dispositif de 2026 élargit également le champ des produits concernés, notamment ceux dont la demande est en forte progression. Parmi les 308 dénominations communes internationales réévaluées, 112 bénéficieront d’une réduction marquée, 10 d’un ajustement partiel, tandis que 34 verront leurs droits augmenter afin de renforcer la production nationale.

Fouzi Lekjaa souligne toutefois qu’une baisse des droits de douane n’aura d’effet réel que si elle s’accompagne d’un encadrement strict. L’État veillera donc à contrôler les prix de vente au public pour garantir que les réductions tarifaires profitent effectivement aux citoyens et pour éviter toute augmentation injustifiée des marges dans la chaîne de distribution... - Lire cet article




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