Le Burkina Faso a récemment signé un accord controversé dans le domaine de la santé, d'un montant de 147 millions de dollars, avec les États-Unis, alors même que d'autres pays africains rejettent cet accord.
Les données de santé constituent également le fondement de la recherche biomédicale et de l'innovation pharmaceutique. Les vastes ensembles de données permettent la réalisation d'essais cliniques, l'élaboration de modèles épidémiologiques et l'identification de cibles thérapeutiques. Pour les pays africains qui aspirent à mettre en place des écosystèmes de recherche et des industries pharmaceutiques plus solides, il est essentiel de conserver un accès significatif à leurs données de santé ainsi que le contrôle de celles-ci. Si les données générées au sein des systèmes de santé africains sont systématiquement exportées sans supervision structurée ni renforcement des capacités, les institutions de recherche locales risquent de rester dépendantes de partenaires externes plutôt que de devenir des contributeurs et des collaborateurs à part entière dans le domaine de la découverte et du développement scientifiques mondiaux. Même si des fonds supplémentaires auraient pu être utilisés pour dynamiser le secteur pharmaceutique africain, les informations disponibles dans les notes d’information de la plupart des pays ayant signé l’accord suggèrent que le financement prévu par celui-ci est principalement axé sur la prestation de services de santé, les programmes de lutte contre les maladies et les systèmes de surveillance.
Bien que ces domaines correspondent aux intérêts stratégiques des États-Unis, il est important que les pays africains négocient soigneusement les conditions afin de garantir que le financement soutienne à la fois leurs besoins sanitaires immédiats et le développement à long terme d’écosystèmes autonomes, qui incluent également la recherche locale et le développement de la fabrication. Les améliorations en matière de surveillance numérique, d’infrastructures logistiques et de gestion de la chaîne d’approvisionnement pourraient indirectement bénéficier à la distribution pharmaceutique et à la surveillance réglementaire.
Des infrastructures de santé plus solides peuvent améliorer l'efficacité de l'approvisionnement en médicaments, garantir un meilleur contrôle de la qualité et créer des marchés plus fiables pour les produits pharmaceutiques. S'ils sont conçus avec prévoyance, ces investissements pourraient soutenir l'écosystème plus large nécessaire au développement pharmaceutique. Bien que peu de détails concrets aient été divulgués sur le secteur pharmaceutique au-delà de ce qui figure dans le document « America First Global Health Strategy » lui-même, ce cadre signale une intention de promouvoir l'achat de produits de santé fabriqués aux États-Unis sur les marchés émergents et de tirer parti des mécanismes d'achats groupés... - Lire cet article
Cette nouvelle unité industrielle, spécialisée dans les médicaments génériques, marque une étape clé dans la stratégie de souveraineté sanitaire de la Guinée, visant à réduire la dépendance du pays vis-à-vis des importations de produits essentiels.
Le Premier ministre Amadou Oury Bah a inauguré ce matin à Maferinyah l’usine pharmaceutique MEDNEX-AFRICA, en présence des ministres de la Santé et de l’Industrie. Cette unité industrielle est dédiée à la fabrication et au conditionnement de médicaments génériques sous diverses formes galéniques, notamment des comprimés, des gélules et des solutions liquides orales. L’objectif affiché de ce projet est de renforcer l’offre nationale en médicaments essentiels et de réduire la dépendance du pays vis-à-vis des importations.
Au cours de la cérémonie, le chef du gouvernement a souligné que cet investissement privé s’inscrit dans la stratégie de souveraineté sanitaire et de transformation industrielle de la Guinée. Pour la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Mme Khaïté Sall, cette infrastructure soutient les réformes en cours visant à sécuriser les circuits de distribution et à intégrer la production locale dans les structures sanitaires nationales. L’implantation de cette usine doit également participer à la lutte contre le marché illicite et les médicaments de contrefaçon en garantissant des produits conformes aux normes internationales... - Lire cet article
Changement de dimension pour ThinkerCare Group. Le groupe algérien amorce un virage stratégique en annonçant le lancement imminent d’une nouvelle gamme dermo-pharmaceutique, avec l’ambition claire de s’imposer sur le terrain des soins à forte valeur médicale.
Jusqu’ici identifié dans l’univers de la dermo-cosmétique, notamment à travers ses marques Touché et Belnco, ThinkerCare Group franchit un cap. Le groupe investit désormais le segment dermo-pharmaceutique, un positionnement hybride où se rencontrent cosmétique avancée et exigences thérapeutiques.
Ce choix ne relève pas du hasard. Il traduit une volonté de monter en gamme et de répondre à une demande croissante pour des solutions plus ciblées, plus techniques et mieux encadrées sur le plan scientifique.
Des solutions ciblées pour des problématiques dermatologiques concrètes
La nouvelle gamme s’inscrit dans une logique de réponse directe aux besoins du terrain. Elle propose des formulations pensées pour traiter des affections cutanées spécifiques, avec une approche rigoureuse mêlant innovation et standards pharmaceutiques. Parmi les solutions annoncées, plusieurs axes se dégagent... - Lire cet article
Dakar, 18 mars (APS) – La docteure en pharmacie Aissatou Sougou a été nommée, mercredi, directrice générale de l’Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique (ARP), en remplacement d’Alioune Ibnou Abou Talib Diouf, annonce le communiqué du Conseil des ministres.
Lors de cette rencontre hebdomadaire du gouvernement présidée par le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, plusieurs mesures individuelles ont été prises, concernant des établissements de santé.
La nomination de Mmme Sougou survient dans un contexte de polémique entre le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique et l’ARP, à propos de l’affaire dite Softcare, l’entreprise éponyme de fabrication de couches pour bébés et de serviettes hygiéniques présumés fabriqués avec des produits périmés.
Le ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, Ibrahima Sy, a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a déclaré qu’“aucun élément scientifique ne [permettait] d’établir un risque sanitaire pour les usagers” de ces produits.
À sa suite, la mission d’information parlementaire installée le 5 janvier dernier, dont le mandat a été prolongé jusqu’au 5 avril, a tenu à informer l’opinion publique de la poursuite de ses travaux, dans le cadre de ses prérogatives de contrôle attribuées par l’Assemblée nationale, son règlement intérieur et la Constitution, ”indépendamment des communications intervenues récemment dans l’espace public”.
ABB/MTN - Lire cet article
Le diagnostic est sans ambiguïté : la chaîne de distribution des médicaments au Maroc fonctionne, techniquement, mais montre des fragilités structurelles qui pèsent sur l’accès aux traitements, la viabilité financière des acteurs et l’efficience du marché. Le constat, dressé par le Conseil de la concurrence dans un avis détaillé, met en lumière un maillage territorial contrasté, une concentration notable à certains niveaux, une pression continue sur les marges et l’absence de mécanismes permettant d’absorber efficacement les ruptures d’approvisionnement.
La distribution en gros, assurée par les établissements pharmaceutiques grossistes-répartiteurs (EPGR), a vu son parc s’accroître modestement ces dernières années, passant de 56 à 66 opérateurs entre 2015 et 2024, avant de se stabiliser, signe d’un marché entrant dans une phase de maturité. Cette évolution masque toutefois une forte concentration géographique ; les EPGR demeurent massivement implantés le long des grands axes urbains, laissant des zones faiblement couvertes.
Cette structure crée deux effets pervers. D’un côté, la concentration confère aux principaux distributeurs un pouvoir de négociation face aux industriels et aux officines ; de l’autre, les EPGR supportent une charge financière lourde (stocks immobilisés, délais de paiement étendus) qui pèse sur leurs marges et fragilise leur rentabilité. Le Conseil note une baisse continue des niveaux de rentabilité des EPGR, phénomène inquiétant pour la résilience du maillon de la distribution en gros.
Autre point saillant : face à la frilosité du financement bancaire et aux exigences de trésorerie, certains grossistes jouent le rôle de « banquiers » pour les officines, acceptant d’octroyer des délais de paiement longs ou des facilités commerciales. Si cela préserve ponctuellement l’approvisionnement local, cela transfère le risque financier vers les EPGR et accentue les déséquilibres commerciaux du circuit.
Officines, une densité qui fragilise plus qu’elle ne protège
En aval, l’analyse du maillon officinal révèle une expansion spectaculaire du nombre de pharmacies : 9.185 officines en 2015 pour 14.134 en 2024, soit une hausse d’environ 54% en neuf ans. Cette croissance rapide a produit une fragmentation forte du chiffre d’affaires moyen par officine et une polarisation du tissu professionnel. Aujourd’hui, près de 70% des officines réalisent moins de 1,2 million de dirhams de chiffre d’affaires annuel... - Lire cet article
Le ministre de l’Industrie pharmaceutique algérienne, Wassim Kouidri, a tenu mardi une réunion de travail à distance avec le ministre de la Santé de la République du Niger, Gouera Hakimi. Cette rencontre a marqué un pas important dans le renforcement des liens entre les deux pays dans le domaine de la santé et de l’industrie pharmaceutique.
Selon un communiqué du ministère algérien, plusieurs hauts responsables ont participé à la réunion. Parmi eux, l’ambassadeur d’Algérie au Niger, le directeur général de l’Agence nationale des produits pharmaceutiques et le directeur général du groupe public Saidal. Leur présence a permis de discuter concrètement des besoins et des opportunités de coopération entre Alger et Niamey.
Une demande claire du Niger
Lors de la réunion, le côté nigérien a formulé une demande précise : recevoir des médicaments et des vaccins fabriqués en Algérie. Le Niger souhaite également être accompagné dans la création d’une industrie pharmaceutique locale capable de produire certains médicaments sur place. Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une stratégie plus large visant à renforcer l’autonomie pharmaceutique des pays africains... - Lire cet article
Dakar, 16 mars (APS) – Le taux d’utilisation d’antimicrobiens au Sénégal s’élève à 56,3% contre 33% au niveau mondial, a-t-on appris, lundi, de la directrice de la qualité, de la sécurité et de l’hygiène hospitalière au ministère de la Santé et de l’Hygiène publique.
”Les résultats de septembre 2025 de l’enquête nationale de prévalence ponctuelle de l’utilisation d’antimicrobiens montre une prévalence nationale de l’utilisation des antimicrobiens de 56,3% contre 33% au niveau mondial’’, a notamment déclaré Mame Awa Ndoye citant une étude menée dans le cadre de la deuxième phase du Fleming Fund.
La directrice de la qualité, de la sécurité et de l’hygiène hospitalière s’exprimait ainsi, à Dakar, au cours de la réunion de clôture de la deuxième phase de ce projet au Sénégal.
Fleming Fund est un programme d’aide du gouvernement britannique qui soutient près de 25 pays d’Afrique et d’Asie dans la lutte contre la résistance aux antimicrobiens (RAM).
Les antimicrobiens sont des médicaments (antibiotiques, antiviraux, antifongiques, antiparasitaires) utilisés pour tuer ou inhiber la croissance de micro-organismes, essentiels à la santé humaine et animale. L’usage excessif entraîne une résistance, rendant les infections difficiles à traiter et causant plus d’un million de décès annuels, selon l’OMS.
Evoquant le projet Fleming Fund, Mame Awa Ndoye a rappelé que cette initiative du gouvernement britannique visant à soutenir les pays à faible revenu est mise en œuvre durant la période juillet 2024 et mars 2026 sur cinq sites prioritaires dans les régions de Saint Louis, Thiès et Dakar, où six laboratoires sont intégrés dans le processus... - Lire cet article
En 2024, 66 établissements assurent la distribution en gros des médicaments au Maroc. 6 grands groupes captent 84% des parts de marché.
Publié en fin de journée ce lundi 16 mars 2026, l’avis du Conseil de la concurrence sur l’état de la concurrence dans les marchés de la distribution du médicament au Maroc dresse un panorama détaillé du fonctionnement de cette chaîne stratégique et formule plusieurs recommandations visant à améliorer son efficacité et à renforcer la concurrence.
Si, dans plusieurs articles, Médias24 s’est largement penché sur la situation des pharmacies d’officine, les difficultés auxquelles elles font face, ainsi que sur la recommandation du Conseil de la concurrence relative à l’ouverture de leur capital afin d’alléger leur situation économique, un autre maillon essentiel de cette chaîne mérite également une attention particulière. C'est celui des grossistes-répartiteurs, acteurs clés de l’approvisionnement du marché pharmaceutique national.
Ces établissements assurent l’achat, la détention et la distribution en gros des médicaments vers les pharmacies d’officine et les réserves de médicaments des cliniques. Ils peuvent également exporter des médicaments, sous réserve d’obtenir l’autorisation de l’établissement pharmaceutique industriel titulaire de l’autorisation de mise sur le marché (AMM).
En 2024, le Maroc comptait 66 établissements pharmaceutiques grossistes-répartiteurs (EPGR) en activité. Ensemble, ils ont réalisé un chiffre d’affaires d’environ 16,26 milliards de dirhams (MMDH), en hausse de 11,3% par rapport à 2023, où le marché s’établissait à 14,61 MMDH.
Un marché dominé par six groupes qui captent 84% des parts de marché
Malgré la présence de ces 66 opérateurs, le secteur de la grossisterie-répartition reste fortement concentré. Selon les données du Conseil de la concurrence, six grands groupes concentrent à eux seuls plus de 60% des acteurs du marché et plus de 84% des parts de marché, tandis que le reste du secteur est constitué d’opérateurs indépendants... - Lire cet article
Rabat – Le Conseil de la concurrence préconise une révision en profondeur du système de fixation et de rémunération des prix des médicaments au Maroc, dans le cadre d’un avis sur l’état de la concurrence dans les marchés de la distribution des médicaments.
Le dispositif en vigueur, bien qu’il ait introduit davantage de visibilité et de transparence, pèse aujourd’hui sur la viabilité des acteurs de la distribution des médicaments et sur la compétitivité de la production locale, indique le Conseil dans son avis n° A/6/25, estimant qu’une révision s’impose pour rendre le système plus équitable et mieux adapté aux réalités économiques, en prenant en considération la soutenabilité des marges, la disponibilité des médicaments et la nécessité de soutenir l’industrie nationale.
À cet effet, le conseil préconise de revoir le mode de rémunération des Etablissements Pharmaceutiques Grossistes Répartiteurs (EPGR) en instaurant un modèle hybride associant une marge proportionnelle au Prix Fabricant Hors Taxe (PFHT) et un forfait fixe par unité distribuée, garantissant ainsi une rémunération minimale indépendamment du prix du médicament tout en assurant la pérennité de ce maillon essentiel de la chaîne de distribution et la continuité de l’approvisionnement en médicaments.
En parallèle, le conseil recommande d’introduire un mode de rémunération mixte, pour les pharmacies d’officine, combinant une marge commerciale et des honoraires de dispensation permettant de valoriser l’acte pharmaceutique et de répondre aux objectifs de santé publique.
En outre, le conseil appelle à une revalorisation des marges applicables aux médicaments onéreux relevant des tranches 3 et 4 pour garantir leur disponibilité dans le circuit grossiste, sécuriser leur distribution sur tout le territoire et prévenir les distorsions concurrentielles... - Lire cet article
L’avis du Conseil de la concurrence, publié ce lundi 16 mars 2026, apporte un éclairage crucial sur les mécanismes de détermination des prix des médicaments sur le marché national.
Le rapport dévoile une structure réglementaire complexe qui encadre la tarification tout au long de la chaîne de valeur, depuis le fabricant jusqu'au patient, en passant par le grossiste et l'officine. Ce dispositif repose sur des fondements législatifs stricts et des révisions périodiques programmées tous les cinq ans.
Selon le contenu de cet avis, qui a suscité d’importants débats au sein de la profession pharmaceutique, notamment en raison de recommandations sur l'ouverture du capital des officines, le médicament au Maroc est soumis à un cadre légal spécifique. En vertu de l'article 17 de la loi n° 17.04, l’Administration fixe les prix de vente des produits, qu’ils soient fabriqués localement ou importés, selon des modalités définies par le décret n° 2.13.852 de 2013. Ce texte demeure la référence réglementaire centrale pour le calcul du Prix de Vente au Public (PVP).
Le calcul du prix final repose sur une équation précise définie à l’article 2 du décret. Le PVP est établi à partir du Prix Fabricant Hors Taxe (PFHT), auquel s'ajoutent les marges bénéficiaires réglementées des grossistes-répartiteurs et des pharmaciens, ainsi que la TVA le cas échéant. Pour un médicament princeps, le PFHT est déterminé en s'alignant sur le prix le plus bas pratiqué dans un panel de pays de référence, incluant l'Arabie Saoudite, la Belgique, l'Espagne, la France, la Turquie et le Portugal. Concernant le médicament générique, son prix est fixé à un niveau inférieur au princeps, avec une décote pouvant atteindre 50 %... - Lire cet article
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