La 13ᵉ édition de la CGECI Academy, grand rendez-vous annuel du secteur privé ivoirien, s’est ouverte le 29 septembre 2025 au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire. Un panel de haut niveau, animé par le Dr Joachim LUBIBA, Directeur-Pays Clinton Health Access Initiative (CHAI) a réuni plusieurs personnalités du secteur de la santé autour du thème « Souveraineté sanitaire : un enjeu vital pour le continent ».
Y ont pris part le Dr Assane Coulibaly, Directeur Général de l’Autorité Ivoirienne de Régulation Pharmaceutique (AIRP), Dr Edith Kouassy, Directrice Générale de la Couverture Maladie Universelle (CMU), Professeur Yoboué-Kouamé Brou Yves, Directeur de la Prévention et de la Promotion de la Santé et Sécurité au Travail (SST), Dr Boris PAUL-EMILE, Directeur Général de NOVAMED Les échanges ont mis en lumière l’urgence de réduire la forte dépendance de l’Afrique aux importations de médicaments, d’équipements et de vaccins, en bâtissant une véritable souveraineté sanitaire adossée à une industrie pharmaceutique et biomédicale locale.
Dr Assane Coulibaly a souligné que la régulation pharmaceutique constitue un levier central de cette souveraineté. L’AIRP assure en Côte d’Ivoire la qualité, la sécurité et l’efficacité des médicaments et dispositifs médicaux, de leur conception jusqu’à leur mise à disposition des patients. Huit piliers structurent son action : délivrance des licences, inspections, pharmacovigilance, enregistrement rigoureux des produits, lutte contre les médicaments falsifiés, régulation des prix, contrôle qualité post-marché et coopération internationale, en lien avec l’OMS et l’initiative africaine d’harmonisation de la régulation des médicaments (AMRH).
Présentant la vision de l’AIRP, il a rappelé l’objectif national d’atteindre 30 % de couverture par la production pharmaceutique locale d’ici 2030, contre 7 % aujourd’hui, grâce à un cadre réglementaire robuste, au développement des compétences, au soutien aux zones industrielles et à la recherche, à la garantie de marché via la CMU, à la promotion des partenariats public-privé et à la relocalisation des centrales de distribution en Afrique...
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Bakel, 30 sept (APS) – Le deuxième passage de la campagne d’administration de masse de médicaments (AMM) à Bakel (est) a montré que la frange adulte de la population reste réticente aux médicaments contre le paludisme, une pathologie toujours présente dans ce département de la région de Tambacounda.
“Lors du deuxième passage de la campagne de l’AMM, on a rencontré quelques difficultés par rapport à l’atteinte de la cible de la population. C’est surtout avec les adultes, des cibles qui ont plus de quatorze ans chez qui le problème est présent”, a révélé Momar Ndiaye, médecin au centre de santé de Bakel.
Il s’exprimait lors d’une réunion tenue avec les Bajenu Gox (marraines de quartier), des relais communautaires et journalistes pour leur exposer la situation de l’AMM lors du deuxième passage au niveau du district sanitaire de Bakel.
Selon Dr Ndiaye, seul 41% des cibles de plus de quatorze ans ont été touché lors de cette deuxième passage de la campagne de l’AMM, qui concerne toute la population de plus de 03 mois, [incluant les femmes enceintes et les personnes atteintes des maladies aiguës].
“On avait l’habitude de faire des campagnes en ciblant uniquement les moins de 5 ans. Mais maintenant, c’est toute la population de plus de 03 mois qui est concernée sauf les femmes enceintes et les personnes atteintes des maladies aiguës”, a expliqué Dr Ndiaye.
“Nous voulons que la population soit bien informée par rapport à la cible, c’est l’objectif de cette réunion qui permet d’inviter les acteurs de médias et communautaires à insister sur la cible pour réussir le troisième passage, prévu le 03 octobre”, a-t-il ajouté... - Lire cet article
Pr Yacine Achouri, Président de la société pharmaco-économie, explique que la Société Pharmaco-économie est «une société savante pour rationaliser les dépenses et moderniser le système de la santé».
La Société Algérienne de Pharmaco-économie vient de voir le jour, en attendant son officialisation prochaine. Présidée par le Pr Yacine Achouri, chef du service pharmacie au CHU Nefissa Hammoud (ex-Parnet), la nouvelle structure se veut une réponse aux défis croissants du système de santé national, particulièrement dans un contexte marqué par la hausse des coûts des médicaments et la nécessité de rationaliser les dépenses. «Elle ambitionne de fournir aux décideurs des données scientifiques locales et adaptées, tout en favorisant l’accès équitable aux innovations thérapeutiques», selon le Pr Achouri. Dans cet entretien, il détaille les objectifs, les missions et les défis de cette société savante en devenir.
Entretien réalisé par Samira Azzegag... - Lire cet article
La gestion quotidienne du diabète est complexe. Même en ayant accès aux meilleurs outils et technologies, elle nécessite une surveillance constante du taux de glycémie et un traitement quotidien sous forme de médicaments ou d'insuline. Si les décisions des laboratoires pharmaceutiques, les déplacements ou les conflits privent une personne d'un accès à des soins, le diabète peut rapidement mettre sa vie en danger.
Lecritia a été diagnostiquée avec un diabète de type 1 en 1999. Au début, elle gérait son diabète à l'aide d'injections par seringues, avec de l’insuline provenant de flacons. Elle trouvait cependant ces injections douloureuses, les flacons encombrants et cette gestion stressante. L'insuline est coûteuse, un seul flacon cassé peut avoir des conséquences désastreuses, comme devoir se rationner ou se passer d'insuline jusqu'à ce qu'il soit possible d'en acheter davantage. Elle a pu commencer à utiliser des stylos à insuline lorsque l'Afrique du Sud les a introduits à l'échelle nationale en 2014.
Des innovations pour faciliter les injections d’insuline
Les stylos à insuline sont plus faciles à utiliser, moins douloureux, plus précis et plus durables que les flacons et les seringues, contribuant ainsi à une meilleure qualité de vie des personnes atteintes de diabète. Ces stylos sont pratiques et participent à la bonne gestion du diabète, et leur disponibilité à des prix abordables, tout comme celle de l’insuline, sont aujourd’hui des enjeux importants... - Lire cet article
La Tunisie figure parmi les pays enregistrant les taux les plus élevés de consommation excessive d’antibiotiques, a alerté ce samedi Dr Hala Antit, médecin généraliste et présidente de l’Association de formation continue des médecins de Ben Arous. Cette déclaration a été faite à l’ouverture du congrès scientifique annuel de l’association, qui se tient à Tunis les 27 et 28 septembre.
Dr Antit a souligné que le recours massif et souvent injustifié aux antibiotiques constitue une menace croissante pour la santé publique, en raison de la montée de la résistance bactérienne. Elle a appelé à un changement de mentalité tant chez les médecins que chez les patients, et à l’adoption d’une culture de prescription raisonnée, dénonçant l’achat courant de ces médicaments sans ordonnance.
Le congrès, qui réunit des médecins généralistes, dentistes, pharmaciens et spécialistes de la santé venus de plusieurs régions, met l’accent sur la rationalisation de l’usage des antibiotiques, la prévention des infections respiratoires saisonnières, et la santé mentale. Des ateliers pratiques sont également prévus pour renforcer les compétences cliniques des médecins de première ligne.
Parmi les autres thématiques abordées figurent l’impact des réseaux sociaux sur la santé mentale des jeunes, les infections bucco-dentaires, les nouvelles données sur la cigarette électronique, les compléments alimentaires, ainsi que les dernières recommandations en matière de prise en charge des maladies chroniques comme l’hypertension et les troubles lipidiques.
Organisé chaque année depuis 2013, ce congrès vise à renforcer la formation continue des professionnels de santé, à favoriser le partage d’expériences entre praticiens et à diffuser les avancées scientifiques récentes dans les pratiques médicales courantes... - Lire cet article
À l’occasion de la Journée internationale de la pharmacie, la présidente de l’Union des jeunes pharmaciens du Sénégal, Dr Alima Niang, a salué les acquis du secteur tout en alertant sur les défis liés à l’insertion professionnelle des jeunes, à la prolifération des faux médicaments entre autres.
« Globalement, le secteur pharmaceutique sénégalais se porte bien, car il est solidement encadré par la loi et porté par des professionnels compétents », affirme Dr Alima Niang présidente de l’Union des jeunes pharmaciens du Sénégal, joint par téléphone hier. Selon elle, les pharmaciens jouent un rôle central dans la sécurité sanitaire puisqu’ils sont présents à tous les niveaux : officines, hôpitaux, laboratoires, distribution, industrie, enseignement et recherche. Si le secteur reste solide, il n’en demeure moins traversé par de réels défis.
La présidente de l’Ujps pointe notamment la question de l’emploi : « La première contrainte que je peux évoquer est l’insertion des jeunes pharmaciens diplômés. Chaque année, de nombreux diplômés rejoignent le marché du travail, mais les offres sont limitées », déplore-t-elle. Avec l’ouverture de nouvelles filières à Thiès et dans trois universités privées, le flux de diplômés s’accroît, alors que les perspectives d’embauche n’évoluent pas. « Notre ministère de tutelle doit penser à un recrutement plus conséquent des jeunes pharmaciens pour garantir la sécurité du médicament et celle des patients », plaide Dr Niang.
Interrogée sur la couverture pharmaceutique, elle se veut rassurante : « Il y a une bonne présence d’officines sur l’ensemble du territoire. Même dans les zones reculées, il existe des dépôts légalement constitués, gérés par des pharmaciens », insiste-t-elle. Elle précise, toutefois, que ces structures de proximité doivent se démarquer des dépôts illégaux qui échappent au contrôle et constituent un risque pour la santé publique. La présidente de l’Ujps dénonce fermement la prolifération des médicaments de la rue. « L’exercice illégal de la pharmacie est puni par la loi. Ce que nous demandons, c’est simplement son application dans toute sa rigueur », affirme-t-elle... - Lire cet article
Le Centre d’excellence africain de formation, de recherche et d’expertise en sciences du médicament (CEA-CFOREM) a lancé officiellement le projet CFOREM-OAPI intitulé « SPIN-OFF PHARMA UJKZ : production et commercialisation du Melak, une émulsion brevetée (OAPI Nᵒ 19447) à base de beurre de karité et de miel pour le traitement topique des brûlures cutanées ». La cérémonie de lancement a eu lieu le jeudi 25 septembre 2025, à l’université Joseph Ki-Zerbo.
Le projet est financé à 80 % par l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI) et à 20 % par le CEA-CFOREM. CEA-CFOREM est un logé au sein de l’université Joseph Ki-Zerbo. Le coordonnateur du projet, Pr Rasmané Semdé, a notifié que le médicament sera à moindre coût pour que tout le monde puisse s’en procurer en cas de besoin.
« Le projet présenté par le Burkina Faso à travers le CEA-CFOREM répond aux attentes des projets structurants dans la mesure où il vise à offrir aux populations locales un traitement adapté aux brûlures, à petit prix et sur la base de l’exploitation des savoirs traditionnels et des produits locaux », a indiqué le directeur général adjoint de l’OAPI, Mondésir Panouala Oualou... - Lire cet article
Les hôpitaux algériens s’approvisionnent, désormais, en davantage de médicaments fabriqués localement.
Mettant en avant la détermination de l'État à assurer la disponibilité des médicaments au niveau de l'ensemble des établissements de santé, le directeur général de la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH), Sabri Djerroud a affirmé, l'ouverture du Salon «Hospitalia Expo», que «le stock national de médicaments et de dispositifs médicaux connaisse, d'ici 2026, une hausse de plus de 25%», soulignant qu'une «augmentation de 39% de la distribution des médicaments a été enregistrée en 2024, en sus d'une hausse de 41% des réceptions de médicaments et de dispositifs médicaux».
Il faut dire qu'avec un volume de production en perpétuelle augmentation, la production pharmaceutique en Algérie a dépassé les 80% en 2024, atteignant une valeur de plus de 4 milliards de dollars. Des résultats qui mettent en exergue, les efforts colossaux consentis par les pouvoirs publics, pour relancer l'industrie pharmaceutique, en optimisant les processus de la production locale.
Djerroud a précisé, au sujet du traitement du cancer, que «la PCH a enregistré le plus grand budget de l'histoire de l'Algérie, consacré à la prise en charge de cette maladie, avec une hausse oscillant entre 20 et 30%». À ce titre, le même responsable a tenu à indiquer qu'»une enveloppe de 84 milliards de DA a été allouée à la lutte contre le cancer, dont 66% destinés à l'acquisition de médicaments innovants». Pour Djerroud, cette opération traduit «l'intérêt particulier que le président de la République accorde au programme national de lutte contre le cancer»... - Lire cet article
Des génériques d’un traitement préventif contre le VIH, le lenacapavir injectable, devraient être disponibles pour 40 dollars par an dans plus d’une centaine de pays dès 2027, ont annoncé mercredi Unitaid et la fondation américaine Gates.
Ces deux organisations ont conclu des accords distincts avec des laboratoires pharmaceutiques indiens afin qu’ils produisent ces génériques à destination des pays à revenus faibles et intermédiaires, ont-elles précisé dans des communiqués.
«C’est une percée révolutionnaire et essentielle pour élargir la prévention contre le VIH», a commenté Carmen Perez Casas, responsable stratégique pour le VIH chez Unitaid, dans un entretien accordé à l’«AFP». Le traitement original, commercialisé par la biotech américaine Gilead Sciences sous le nom de Yeztugo, coûte en effet environ 28.000 dollars par an aux États-Unis.
«Avec ce produit, nous pouvons mettre fin au VIH (...), c’est à notre portée», a-t-elle ajouté.
Le lenacapavir est le premier médicament à longue durée d’action pour la prophylaxie préexposition (PrEP), ne nécessitant que deux injections par an. Un progrès considérable, selon les experts, par rapport aux traitements actuels qui exigent la prise quotidienne d’un comprimé.
En octobre 2024, Gilead a accordé des licences volontaires à six fabricants de génériques pour la distribution du produit dans 120 pays à revenus faibles et intermédiaires.
Un premier accord a été conclu entre Unitaid, la Clinton Health Access Initiative et l’institut de recherche Wits RHI avec le laboratoire pharmaceutique indien Dr Reddy’s, en vue de distribuer ce générique dans lesdits pays à partir de 2027. «Le produit sera initialement fabriqué en Inde (...), mais nous œuvrons à régionaliser la production à l’avenir», a indiqué Mme Perez Casas... - Lire cet article
S’exprimant à l’inauguration du Salon des établissements de santé et de leurs services dans sa troisième édition, tenu à l’hôtel Sheraton, M. Kouidri a affirmé que l’Algérie progresse à grands pas vers l’obtention du niveau de maturité 3.
Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Wassim Kouidri, a affirmé, hier à Alger, que l’Algérie progresse à grands pas vers l’obtention du niveau de maturité 3 (ML3) dans la réglementation pharmaceutique, tel que défini par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ce label, a-t-il expliqué, constitue une reconnaissance internationale attestant qu’un système national de contrôle des médicaments est conforme aux standards internationaux, ouvrant, ainsi, la voie à l’élargissement des exportations de médicaments fabriqués localement.
S’exprimant à l’inauguration du Salon des établissements de santé et de leurs services (Hospitalia Expo) dans sa troisième édition, tenu à l’hôtel Sheraton, M. Kouidri a précisé que l’évaluation de l’Algérie par l’OMS est attendue pour le mois d’octobre. «Nous travaillons intensément et je suis convaincu que nous allons réussir avec brio», a-t-il déclaré, en soulignant que de profonds changements ont été introduits dans le cadre réglementaire, afin d’atteindre ce niveau. Le ministre a mis en avant les progrès enregistrés par le pays, rappelant que le taux de couverture en médicaments produits localement a atteint 81%. Il a estimé que l’Algérie s’est éloignée du «scénario des ruptures» qui affectait auparavant le marché national... - Lire cet article
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