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Actualités et enjeux de l’écosystème pharmaceutique en Afrique

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Revue de presse


Autonomie sanitaire : le Sénégal bientôt doté de son premier complexe pharmaceutique national - 14/11/2025 - Le soleil - Sénégal

Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans la construction de sa souveraineté pharmaceutique.

La Sen-Pna et l’Apix-Zes ont procédé ce vendredi à la signature d’un contrat de bail de 25 ans portant sur une parcelle de 9 hectares au sein de la Zone économique spéciale intégrée de Diass (Zesid). Cette assiette foncière accueillera le premier complexe pharmaceutique national, un projet structurant dédié à la production locale de médicaments essentiels et à la modernisation des services médicaux.

Selon le directeur général de la Sen-Pna, Dr Seydou Diallo, cet accord constitue « un acte historique pour l’avenir sanitaire et industriel du Sénégal ». Il souligne que cette initiative « marque une étape décisive dans la construction de la souveraineté pharmaceutique nationale et s’inscrit pleinement dans la vision “Sénégal 2050 : Agenda National de Transformation”, portée par le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko ».

Depuis plus d’un an, la SEN-PNA mène une transformation profonde, articulée autour de la rigueur, de la transparence, de la performance et d’une ambition industrielle renouvelée. « Notre objectif est clair : passer du rôle de distributeur à celui de catalyseur industriel, au service de la souveraineté sanitaire du pays et du continent », a déclaré Dr Diallo... - Lire cet article


Gouvernance pharmaceutique : un symposium pour assainir le secteur - 14/11/2025 - Sidwaya - Burkina Faso

La direction générale de l’accès aux produits de santé organise un symposium national sur la gouvernance pharmaceutique et la couverture sanitaire universelle, les 13 et 14 novembre 2025, à Ouagadougou.

Dans une vision commune, le ministère de la Santé et l’ensemble des acteurs de la chaîne de la gouvernance pharmaceutique s’engagent à bâtir un système de santé équitable, transparent et résilient, au profit des Burkinabè. Pour y parvenir, la Direction générale de l’accès aux produits de santé (DGAP) organise un symposium national sur la gouvernance pharmaceutique et la couverture sanitaire universelle au Burkina Faso, les 13 et 14 novembre 2025, à Ouagadougou.

Pour le représentant du ministre de la Santé, le directeur de cabinet Dr Adjima Combary, ce symposium permettra de sensibiliser d’une part les acteurs de la chaîne du médicament sur l’application des textes régissant le secteur pharmaceutique et d’autre part sur les codes de bonne conduite telles que les pratiques non-éthiques en lien avec le médicament et les codes de déontologie des pharmaciens et médecins. A en croire M. Combary, l’un des principaux défis du système de santé est d’assurer une disponibilité permanente des médicaments essentiels et autres produits de santé efficaces, de bonne qualité physique, financièrement accessibles et rationnellement utilisables.

Gouvernance pharmaceutique un gage

« Le chef de l’Etat a fait du renforcement de la gouvernance et la lutte contre la corruption une priorité dans le Plan d’action pour la stabilisation et le développement (PAS-D) notamment dans son pilier 3 (Refonder l’Etat et améliorer la gouvernance) . Dans ce même pilier, l’une des priorités fixées dans le secteur de la santé est l’élargissement de la politique de gratuité de soins », a expliqué Dr Combary... - Lire cet article


Dakar, un laboratoire pour une industrialisation de la pharmacie : Congrès de la Société ouest-africaine galénique et industrielle - 14/11/2025 - Le quotidien - Sénégal

Arriver à industrialiser le secteur de la pharmacie, c’est ce à quoi s’emploient les professionnels du secteur en Afrique de l’Ouest. Des enseignants chercheurs, des chercheurs et des professionnels se sont donné rendez-vous à Dakar pour engager la réflexion à travers le 4ème Congrès de la Société ouest-africaine galénique et industrielle (Soapgi). Ouverte hier à la Faculté de médecine, la rencontre se tient pour trois jours.

Dakar accueille, depuis hier, et pour trois jours, le 4ème Congrès de la Société ouest-africaine galénique et industrielle (Soapgi). Des enseignants-chercheurs et des professionnels de la pharmacie venant de l’Afrique de l’Ouest se sont donné rendez-vous dans la capitale sénégalaise, plus précisément à la Faculté de médecine de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), pour plancher sur la pharmacie. Celle-ci avait montré ses limites en termes d’approvisionnement en médicaments lors de la pandémie du Covid-19. «Le thème du 4ème congrès porte sur l’opportunité et le défi du développement de l’industrie pharmaceutique en Afrique.

C’est un thème très intéressant. Si on retourne un peu en arrière, en 2019-2020, le monde entier a été confronté à une pandémie qu’on appelle le Covid-19. A ce moment, nous avons tous constaté que dans nos pays en Afrique, nous avons des problèmes d’approvisionnement en médicaments. Ce qui montre vraiment la fragilité de notre système pharmaceutique, tout l’intérêt du développement de l’industrie pharmaceutique en Afrique qui permettra de régler un certain nombre de problèmes», souligne Pr Gora Mbaye, président du comité d’organisation du 4ème Congrès de la Soagip.

Il s’exprime sur le cas du Sénégal qui cherche à jeter les bases de l’industrialisation de sa pharmacie qui fait face à des difficultés sur le plan financier. «Les difficultés sont nombreuses, notamment le financement. Et c’est d’ailleurs ce qui justifie que récemment, au niveau du Sénégal, les études ont pris une bonne initiative qu’on appelle la corrélation, qui vise à permettre à l’industrie pharmaceutique locale de se développer, d’obtenir un certain nombre de parts de marché. Et donc, ces parts de marché vont être attribuées ou bien données aux industries locales telles que Teranga Pharma, West Africa Pharma et Socafi. Et on espère qu’elles vont être en mesure d’utiliser cela», avance le président du comité d’organisation de cette rencontre à laquelle prennent part des participants venant de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Burkina Faso, du Cameroun, du Bénin... - Lire cet article


Paludisme : un traitement à dose unique mis au point au Gabon ouvre une nouvelle ère d’espoir pour l’Afrique - 13/11/2025 - Gabon Review - Gabon

Mené au Centre de recherche médicale de Lambaréné (CERMEL) par le Dr Ghyslain Mombo-Ngoma, un essai clinique de phase 3 a démontré qu’un traitement antipaludique à dose unique est aussi efficace qu’un traitement standard de trois jours. Combinant quatre molécules existantes, cette innovation pourrait révolutionner la prise en charge du paludisme en Afrique en améliorant l’observance et en freinant la résistance aux médicaments, deux défis majeurs de santé publique sur le continent.

Le Gabon s’illustre une nouvelle fois sur la scène médicale internationale. Sous la direction du Dr Ghyslain Mombo-Ngoma, médecin et chercheur au CERMEL de Lambaréné, une équipe internationale a mené un essai clinique de phase 3 sur un traitement antipaludique à dose unique, combinant quatre principes actifs déjà utilisés en Afrique : sulfadoxine, pyriméthamine, artésunate et pyronaridine (SPAP).

Mené entre mai 2024 et octobre 2025, l’essai a impliqué plus de 1 000 patients, dont la moitié âgée de moins de 10 ans, atteints de paludisme simple. Les résultats, présentés lors de la réunion annuelle de la Société américaine de médecine tropicale et d’hygiène (ASTMH) du 9 au 13 novembre 2025, ont démontré une efficacité de 93 %, comparable à celle du traitement standard de trois jours à base d’artéméther-luméfantrine (AL). Aucun effet indésirable grave n’a été rapporté.

«Notre traitement à dose unique est aussi efficace que le traitement standard, avec l’avantage d’une administration simplifiée qui garantit une meilleure observance», a déclaré le Dr Mombo-Ngoma.

Un remède contre la résistance et le défaut d’observance

Ce résultat représente une double victoire dans la lutte contre le paludisme. D’une part, le traitement attaque le parasite sur quatre fronts différents, réduisant considérablement le risque d’apparition de résistances médicamenteuses... - Lire cet article


Médicaments génériques : médecins et pharmaciens s’affrontent sur la question de la substitution - 13/11/2025 - Le360 - Maroc

Alors que le ministère de la Santé prépare un guide des médicaments génériques, médecins et pharmaciens s’opposent sur la question de la substitution. Sécurité des patients, formation, responsabilité, équilibre économique: chaque camp avance ses arguments dans un dossier à forts enjeux pour l’avenir du système de santé marocain. Avis de Tayeb Hamdi, médecin et chercheur en systèmes et politiques de santé et Amine Bouzoubaa, SG de la Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc.

La coordination syndicale des médecins généralistes du secteur privé, composée de quatre organisations représentatives du secteur de la santé, a adressé une lettre au ministre Amine Tahraoui pour exprimer sa profonde inquiétude face au projet d’élaboration du Guide des médicaments génériques par le ministère de la Santé et de la Protection sociale.

Les médecins y dénoncent un texte entaché de dysfonctionnements techniques, humains et organisationnels et demandent la suspension immédiate du projet, estimant qu’il fait peser des risques réels sur la sécurité des patients.

Selon eux, la disposition permettant au pharmacien de remplacer un médicament prescrit par son équivalent générique sans accord préalable du médecin constitue «une atteinte au principe de la responsabilité médicale».

Des risques cliniques et organisationnels selon les médecins

Tout en se déclarant favorables à une politique favorisant l’accès aux traitements et la réduction des coûts, les signataires pointent plusieurs lacunes: absence d’équivalence biologique avérée entre certains génériques et leurs originaux, déficit d’études scientifiques, et manque de contrôle sur la qualité et la traçabilité des substitutions pharmaceutiques.

La coordination évoque de fortes disparités de qualité entre les laboratoires, ainsi que des différences dans les composants secondaires susceptibles de provoquer des effets indésirables, notamment chez les patients atteints de maladies chroniques ou sensibles à certains additifs.

Elle estime également que l’absence d’un système numérique unifié de suivi des médicaments rend impossible un contrôle efficace des remplacements... - Lire cet article


Un nouveau médicament antipaludique efficace pourrait contrer la résistance croissante, selon Novartis - 12/11/2025 - Zone Bourse - International

Un nouveau médicament contre le paludisme développé par Novartis s'avère aussi efficace que les traitements existants et pourrait contribuer à lutter contre la montée de la résistance médicamenteuse, a indiqué mercredi le laboratoire suisse en présentant les résultats de ses essais de phase finale.

Ce traitement, baptisé ganaplacide/luméfantrine ou GanLum, a été mis au point par Novartis en partenariat avec Medicines for Malaria Venture (MMV), une organisation à but non lucratif.

Selon Novartis, GanLum a démontré une efficacité supérieure à 97 % lors d'un essai de phase III mené auprès de 1 688 adultes et enfants répartis sur 34 sites dans 12 pays africains.

Le paludisme continue de tuer plus de 600 000 personnes chaque année, dont la majorité sont des enfants de moins de 5 ans en Afrique subsaharienne.

Une résistance en hausse

Les traitements actuels restent efficaces contre cette maladie transmise par les moustiques - avec un taux de succès d'environ 94 % - mais l'inquiétude grandit face à la résistance croissante à l'un de ses principaux composants, l'artémisinine.

La résistance à l'artémisinine a été observée pour la première fois au Cambodge il y a une vingtaine d'années, avant de se propager dans la région du Mékong. Ce phénomène devient aujourd'hui préoccupant dans plusieurs pays africains, avec une résistance partielle confirmée en Érythrée, au Rwanda, en Ouganda et en Tanzanie.

« La résistance médicamenteuse est une menace croissante pour l'Afrique, il est donc urgent de disposer de nouvelles options thérapeutiques », souligne Abdoulaye Djimdé, responsable de l'essai et professeur de parasitologie et mycologie à l'Université des Sciences, Techniques et Technologies de Bamako, au Mali... - Lire cet article


Industrie pharmaceutique : Une nouvelle usine Hikma pour des médicaments 100% tunisiens - 12/11/2025 - La Presse - Tunisie

Un investissement de 50 millions de dinars pour accroître la production locale et l’exportation vers l’Afrique.

Le groupe pharmaceutique international Hikma a inauguré, ce lundi 10 novembre 2025, sa troisième unité de production en Tunisie, dans la zone industrielle de Sidi Thabet (gouvernorat de l’Ariana). La cérémonie a réuni le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, le directeur général de Hikma Tunisie, Mouin Zaafrane, le Chief Operating Officer du groupe, Tareq Darwazeh, ainsi que plusieurs responsables du secteur pharmaceutique et de la santé.

50 millions de dinars d’investissement

«Le projet, réalisé pour un investissement de plus de 50 millions de dinars, s’inscrit dans la stratégie d’expansion du groupe et vise à renforcer la souveraineté pharmaceutique de la Tunisie», a souligné le ministre Ferjani. Il a en outre salué la compétence des équipes tunisiennes et la confiance des investisseurs dans le climat des affaires tunisien, rappelant que cette nouvelle unité contribuera à la position de la Tunisie comme plateforme pharmaceutique régionale vers l’Afrique et le monde arabe.

«L’inauguration de cette troisième unité, opérée par un acteur majeur de l’industrie pharmaceutique, représente une avancée significative pour la souveraineté sanitaire de la Tunisie, ainsi que pour la région africaine et arabe… Et ce projet illustre, entre autres, la confiance croissante des investisseurs dans le climat des affaires tunisien et dans l’expertise locale avec notamment des produits qui sont conformes aux normes internationales de qualité», a ajouté M.Ferjani.

La nouvelle usine couvre une superficie totale de 6.500 m², dont 2.000 m² dédiés à la production, et emploie 40 personnes supplémentaires, portant l’effectif total de la société à 320 salariés, avec une forte proportion de femmes (40 %). Elle produira une large gamme de médicaments, couvrant notamment les traitements contre les maladies cardiovasculaires, le diabète, les troubles digestifs et neurologiques, ainsi que des antibiotiques.

Près de 30% de la production est destiné à l’exportation vers les pays africains francophones, tandis que le reste approvisionne le marché local... - Lire cet article


Passage de flambeau : l'AMRH a officiellement pris fin en tant que programme, mais l'Agence africaine des médicaments, son successeur légal, poursuit ses activités. - 12/11/2025 - Medicines for Africa - Panafricain

Aujourd'hui marque un tournant historique dans le paysage réglementaire africain en matière de médicaments. Lors de la septième Conférence scientifique sur la réglementation des médicaments en Afrique (SCoMRA), le directeur Symerre Grey-Johnson a officiellement remis le rapport sur l'harmonisation de la réglementation des médicaments en Afrique (AMRH), qui retrace seize années de progrès, à Son Excellence le Dr Delese Mimi Darko, nouvelle directrice générale de l'Agence africaine des médicaments (AMA). La remise du rapport s'est déroulée en présence de régulateurs, de décideurs politiques et de partenaires internationaux. Elle a marqué le passage officiel d'un programme à une institution, d'une vision à une réalité continentale permanente.

Ce moment symbolique a marqué la fin de l'une des initiatives de santé publique les plus influentes du continent. Le programme AMRH a été créé en 2009 afin de réduire la fragmentation en harmonisant les systèmes réglementaires, dans le but d'accélérer l'accès à des produits médicaux sûrs et de qualité garantie dans toute l'Afrique. Au fil des ans, l'AMRH est devenu un puissant mécanisme de renforcement des capacités des régulateurs nationaux. Il a uni les régions, renforcé les systèmes et démontré que la coopération était non seulement possible, mais essentielle à la souveraineté sanitaire. Cependant, comme tous les programmes, l'AMRH a été conçu pour avoir une fin. Sa mission était de préparer le terrain pour quelque chose de plus durable. Une institution qui ancrerait ses réalisations et assurerait la continuité pour les générations à venir.

Cette institution existe désormais. Elle est déjà en place depuis un certain temps, mais aujourd'hui, l'Agence africaine des médicaments assume officiellement son rôle de successeur institutionnel et juridique de l'AMRH. Cette transition n'est pas une rupture. C'est une continuité. Une transition qui élève le travail commencé il y a seize ans au rang de cadre permanent sous l'égide de l'Union africaine. L'AMA hérite des outils, des enseignements et de la dynamique de l'AMRH, mais avec un mandat beaucoup plus fort, une portée plus large et l'autorité juridique nécessaire pour coordonner la réglementation sur l'ensemble du continent. Comme l'a fait remarquer le directeur Grey-Johnson dans son discours, « C'est le début d'une nouvelle ère où les systèmes que nous avons mis en place trouveront un foyer permanent et où notre vision collective se perpétuera à travers l'AMA. »

Le moment choisi pour cette transition ne pouvait être plus opportun. La 7e réunion du SCoMRA, qui s'est tenue à Mombasa, a été délibérément conçue comme un aboutissement et un nouveau départ. Elle a été présentée comme la dernière conférence de l'AMRH et le point de départ de l'ère de l'AMA, un moment où l'Afrique a collectivement reconnu que sa maturité réglementaire avait dépassé le cadre temporaire d'un programme. Les délégués ont décrit l'atmosphère comme étant à la fois nostalgique et pleine d'espoir. Nostalgique du chemin parcouru qui a mené le continent jusqu'ici. Et pleine d'espoir pour les opportunités qui s'offrent désormais à lui... - Lire cet article


« Les patients ne sont pas présents dans la salle », car l'Initiative pour l'harmonisation de la réglementation pharmaceutique en Afrique a délibérément exclu la voix des patients. - 12/11/2025 - Medicines for Africa - Panafricain

Une chose qui a manqué dans le parcours par ailleurs remarquable de l'initiative d'harmonisation de la réglementation pharmaceutique en Afrique (AMRH) est la voix des patients. Lors de la réunion SCoMRA qui se tient actuellement à Mombasa, le silence de l'AMRH sur la participation des patients s'est enfin fait entendre. Plusieurs participants, dont des personnalités de haut rang du continent et d'ailleurs, ont souligné ce que nous avons toujours dit, mais que personne n'osait dire à haute voix. L'absence de voix des patients dans les processus de l'AMRH n'est pas un oubli. C'est une tendance. Depuis plus d'une décennie, l'AMRH se concentre sur les systèmes, les structures et la science, l'harmonisation des réglementations et la mise en place des fondements de l'Agence africaine des médicaments. Pourtant, au milieu de ces progrès techniques, l'aspect humain de la réglementation a trop souvent été absent.

Le patient, raison même pour laquelle ce travail est nécessaire, n'a jamais été présent dans la salle. Pourtant, ce sont ses expériences vécues, ses difficultés d'accès et ses attentes en matière de sécurité et de confiance qui donnent tout son sens à l'harmonisation réglementaire. À mesure que ces efforts sont intégrés à l'institution AMA, cela doit changer. Les patients ne devraient plus être tenus à l'écart des salles qui accueillent des personnes venues de Seattle, Londres et Genève, tout en refusant celles qui vivent à Dakar, Mombasa et Lilongwe. L'exclusion des patients a privé les patients africains de leur pouvoir d'action, les réduisant à de simples bénéficiaires passifs des systèmes réglementaires, alors qu'ils auraient pu être des partenaires actifs dont les voix guident les priorités et façonnent les résultats. Mais ce n'est qu'avec l'inclusion des patients que les efforts collectifs peuvent se traduire en ce qui compte vraiment. Une meilleure santé et de l'espoir pour chaque Africain.

L'AMRH a excellé dans la mise en place du cadre technique de la réglementation, mais a négligé les personnes mêmes que ces systèmes sont censés servir. Pendant des années, les groupes de la société civile et les défenseurs des patients qui cherchaient à participer ont été accueillis avec indifférence. C'était comme si les points de vue de ceux qui vivent quotidiennement avec la maladie dans les communautés africaines étaient un inconvénient plutôt qu'une nécessité. Il en a résulté une forme d'élitisme réglementaire, une chambre d'écho dans laquelle les professionnels discutent entre eux tandis que les patients restent invisibles et inaudibles, hors de vue.

Au cours d'un des échanges les plus francs de la conférence SCoMRA, plusieurs délégués ont fait remarquer cette omission flagrante. Un représentant de la Fédération internationale des associations et fabricants pharmaceutiques a fait cette observation. « Un point que nous avons tous mentionné hier était l'importance d'impliquer toutes les parties prenantes... Les patients nous manquent et nous devons nous assurer qu'il existe également une plateforme permettant de les impliquer dans la salle. » Un point que le Dr Mimi Darko, la nouvelle directrice générale de l'Agence africaine des médicaments, a souligné qu'elle avait également souligné la veille, en reconnaissant cette lacune et en apportant une note d'espoir. Sa reconnaissance du fait que la voix des patients a été négligée suggère que les Africains peuvent s'attendre à une réglementation future sur le continent guidée par l'inclusion, la transparence et la responsabilité envers la population. Cela marque une rupture avec l'ancienne approche de l'AMRH et annonce un changement vers une culture qui valorise autant l'empathie que l'expertise. Si elle est mise en œuvre avec conviction, son leadership pourrait redéfinir la relation entre les régulateurs et le public qu'ils servent... - Lire cet article


Dr Manaouda Malachie : « le faux médicament ne soigne pas, il tue » - 12/11/2025 - Actu Cameroun - Cameroun

Ce 12 novembre 2025, à l’occasion de la Journée Africaine de Lutte contre le Faux Médicament, le Ministre de la Santé Publique, Dr Manaouda Malachie, a lancé un appel solennel : la lutte contre le faux médicament ne peut être gagnée que si chaque citoyen devient un acteur vigilant.

Sous le thème évocateur « Faux médicaments : un danger, une menace réelle », la rencontre tenue à Yaoundé a pris des allures d’alerte nationale. Un compte rendu des services du ministère indique que le ton du Ministre était grave, mais porteur d’espoir. « Le faux médicament ne soigne pas, il tue. Il détruit l’espoir et compromet nos efforts de développement », a déclaré le Dr Manaouda Malachie.

Le Minsanté a rappelé que cette lutte n’est plus l’affaire d’un seul secteur, mais une cause nationale et multisectorielle, mobilisant la santé, la justice, la sécurité, les douanes, l’ANTIC et plusieurs partenaires techniques.

Grâce à cette synergie, le Cameroun a enregistré des résultats probants : plus de 8,6 milliards de francs CFA de médicaments contrefaits saisis depuis 2020, la fermeture de dizaines de circuits illicites et la surveillance renforcée des frontières et des plateformes numériques. « La multisectorialité de la lutte est désormais effective. Mais les trafiquants se réinventent sans cesse. La vigilance doit rester notre meilleure arme. » ... - Lire cet article




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